REMOUS SUITE A LA DIFFUSION DE L'EMISSION
        " AU COEUR DE LA GENDARMERIE " 
                        LA FNRG REAGIT
LETTRE ADRESSEE AU SNOP

FEDERATION NATIONALE DES RETRAITES DE LA GENDARMERIE
25, rue Sacrot, 94160 SAINT MANDE
01 43 28 47 08 – fax 01 43 28 56 12

Pierre Verdier
Président national                                                                                                                    Le  21 Avril 2010

N)……….. : 2010 /P.V

                        Monsieur  Dominique ACHISPON
                        Secrétaire général du Syndicat National des Officiers de Police
                        55, rue de Lyon
                        75012, PARIS

Monsieur le Secrétaire Général,

Fortuitement nous venons de prendre connaissance de la lettre que, selon l’Internet, vous auriez  adressée à monsieur Michel Drucker  au sujet de l’émission qu’il  souhaite consacrer à cette Arme d’Elite qu’est la gendarmerie nationale.

Si nous employons ce terme d’Arme d’Elite, ce n’est pas par forfanterie, mais parce qu’il est communément utilisé par la plus grande majorité des personnalités politiques ou les auteurs  qui  évoquent et honorent  son histoire au cours des siècles et apprécient la qualité de ses personnels et des services qu’elle a rendus et rend  encore à la nation.

Nous sommes donc surpris que le projet de cette émission, parmi tant d’autres, jette le trouble dans vos rangs  et vous conduise à aller jusqu’à étaler ce qui, selon vous, relativiserait l’importance,  le rôle et la présence de la Gendarmerie Nationale au sein de notre pays. Pour cela vous citez des chiffres, des pourcentages, que nous ne contestons pas d’ailleurs car nous ne sommes pas enclins à engager des polémiques stériles  et infantiles. .Nous nous posons seulement une  question: Certains, dans la Police  Nationale feraient-ils un complexe  (supériorité ou infériorité ?)

Il est une évidence indéniable, la gendarmerie est une vieille Dame. Elle fait depuis longtemps  partie intégrante de la population française au sein de laquelle elle est incrustée. D’ailleurs la bataille que les maires des communes que nos brigades pourraient quitter  ont engagée pour les conserver démontre bien  la nécessité qu’ils ressentent de sa  présence dans ces résidences.

Mais la vieille Dame  s’est modernisée.  Elle  dispose maintenant de services remarquables, tels le GIGN qui est mondialement connu pour avoir  maîtrisé les situations les plus dangereuses et les plus exceptionnelles. Il exporte son savoir à l’étranger et  a été, ou est encore,  appelé effectivement à apporter son concours actif et réussi au bénéfice de nations amies. Elle s’est dotée  de laboratoires prestigieux  qui, malgré qu’ils soient récents font référence et  leurs techniques sont souvent évoquées parce que novatrices et efficaces. Elle enregistre des succès importants dans de nombreux domaines  en matière de police judiciaire. Mais nos gendarmes sont  aussi à Kaboul où ils instruisent les futures forces de police locales et participent  aux opérations. Ils sont  aussi à Bagdad,  ou en Bosnie et dans d’autres territoires dangereux s’il en est. Ceci veut sans doute dire que la Gendarmerie   française copiée par d’autres nations,  a toute sa place sur l’échiquier national et international. Il est donc juste qu’on  rende l’hommage qu’il mérite  à l’éventail de toutes ses spécialités.

Il ne faut pas minimiser non plus  le fait que  par le statut militaire qui lui est définitivement  reconnu par la récente  loi  elle est en mesure de devenir  une force combattante qui peut évoluer d’une situation de paix vers une situation de crise aigüe, voire de conflit armé. Son aptitude  à monter rapidement en puissance et à mettre en œuvre des armements lourds (mitrailleuses, mortiers, engins blindés des escadrons mixtes, et du Groupement blindé) en fait une force militaire de réserve gouvernementale importante. Ses effectifs peuvent être  appelés, à prendre en compte  la défense opérationnelle du territoire (D.O.T) face à une menace sérieuse, qu’elle soit interne ou externe,  mission de sécurité et de confiance  indéniable en période tourmentée.

Ce n’est pas pour autant que ses personnels méprisent  les différents  services qui constituent la police nationale ou minimisent leur valeur. Au contraire, nous applaudissons lorsque nous avons connaissance de leurs succès.  Et lorsque sur le terrain nous nous rencontrons c’est une confraternité de mission qui nous lie et nous fait collaborer car,  en fait,  nous recherchons un même but, être au service de nos concitoyens.

Si un jour monsieur Michel Drucker souhaite présenter une émission pour rendre hommage  aux services de la Police Nationale  nous ne lui écrirons pas pour nous en plaindre ou lui guider quelque conduite que ce soit, cela ne correspond pas à nos habitudes Par contre  nous  serons sans doute les spectateurs attentifs de l’émission car  nous y apprendrons peut-être certains aspects de vos services qui auraient pu nous échapper jusqu’alors 

Monsieur le secrétaire général, après votre intervention  il nous est apparu nécessaire de vous faire part de ce qu’est, à notre humble avis,  l’état d’esprit des militaires (actifs ou retraités) de la Gendarmerie Nationale  vis-à-vis de leurs camarades civils  de la police. La gendarmerie, force militaire au sein du ministère de l’Intérieur existe et elle existera encore longtemps sans doute. Elle s’appliquera  toujours à chercher à évoluer pour être encore plus efficace mais ses personnels  ne souhaitent  faire aucune comparaison avec d’autres services. Ils ont trop à faire  pour accomplir leurs très  nombreuses missions.

Monsieur le secrétaire général, en toute confraternité de services  nous vous présentons l’expression de nos sentiments  les meilleurs.

Pierre VERDIER

A PROPOS DE LA GARDE A VUE

Nous ne voulons donner de leçon à personne, ni engager quelque polémique stérile, pourtant nous ne pouvons nous empêcher d’intervenir dans le débat
d’actualité qui vient de s’engager  dans notre pays en ce qui concerne cette disposition  prévue par le’ code de procédure pénale
qu’est  la mesure de garde à vue.

En effet, en tant que vieux routiniers de la police judiciaire, nous sommes surpris en entendant de toutes parts que les décisions de mises en garde à vue  ont atteint un chiffre considérable, à tel point qu’elles en seraient jugées abusives.

Excusez nous de revenir en arrière. De notre temps la garde à vue existait déjà. Mais nous ne l’utilisions qu’exceptionnellement, c'est-à-dire lorsque des indices réels, graves et concordants paraissaient exister à l’encontre de la personne que nous devions entendre. Il ne s’agissait pas de simples présomptions. Mettre en garde à vue n’était pas une mesure prise par commodité, pour faciliter une enquête. Cette décision  découlait d’une réalité résultant soit de témoignages concordants mettant la personne en cause, soit de preuves matérielles établies, soit enfin des aveux reçus par l’enquêteur.

D’ailleurs il arrivait souvent que nos opérations débutaient par une simple audition d’une personne considérée à priori comme témoin  Celles qui n’avaient rien à se reprocher, même si elles étaient parfois réticentes, finissaient presque toujours, sauf rares exceptions, par fournir des éléments qui nous paraissaient suffisants pour orienter les investigations. Dans les brigades rurales, nous nous portions le plus souvent  nous-mêmes vers ces témoins et procédions à leur audition  soit sur leur lieu de travail, soit à leur domicile et nous avions rarement des problèmes. Ce n’était que lorsque les preuves étaient suffisantes et établies que nous conduisions dans nos bureaux  les auteurs ou  les complices ou tout au moins les mis en cause, en leur notifiant leurs droits et en connaissant nos devoirs à leur égard.
Car nous savions combien notre responsabilité était engagée vis-à-vis de la personne contrainte. La visite médicale imposée était  une garantie.et non pas une formalité lourde. Lorsque le médecin attestait de l’intégrité physique de la personne qu’il venait de visiter et de la compatibilité de son état  avec la mesure prise nous savions qu’aucun reproche ne pouvait nous être fait. Et lorsque nous devions soit libérer sur ordre des autorités judiciaires, soit transférer pour comparution, c’était une décharge libératrice..
La convocation dans nos bureaux n’était pas systématique, bien au contraire. Ce n’était pas la personne qui était à notre disposition, mais nous qui devions nous montrer disponibles et  conciliants et aller vers elle  C’est pourquoi on nous faisait confiance, c’est pourquoi les témoignages ne nous faisaient pas défaut. Nous connaissions nos populations et nous étions connus d’elle. Nous savions où aller chercher le renseignement et parfois même on venait spontanément  nous l’apporter. Cela se passait en catimini, certes. Nous protégions ces amis anonymes qui n’étaient pas des « mauvaises langues » mais tout simplement des honnêtes gens épris de justice. Ils nous avaient intégrés dans la vie de la cité. Nous étions leur recours, ceux qui les protégions et en qui ils avaient pleine confiance.  

Les temps, les méthodes, les habitudes  auraient-ils tellement changé que cette confiance s’évanouirait ?  Sans vouloir revenir en arrière il nous semblerait bon que de temps à autre  nos jeunes camarades  policiers ou gendarmes puissent avoir connaissance de notre histoire pour s’en inspirer.

Pierre VERDIER


CECI N’EST QU’UN POINT DE VUE

 Si l’on en croit les messages très  nombreux  qui nous parviennent, les questions répétées que l’on nous pose, la reproduction des articles divers  que l’on nous envoie, la situation actuelle et future de la gendarmerie préoccupe la majorité de nos adhérents et de nos lecteurs. Nous nous en réjouissons car cela  démontre bien  l’indéfectible esprit de famille qui règne dans nos rangs et l’amour que chacun de nous nourrit encore   pour cette Arme au sein de laquelle nous avons servi avec tant de passion.

Malheureusement
  ces questionnements ou ces informations abordent à chaque fois le côté négatif  de la situation : la dissolution de certains escadrons, la disparition d’un nombre important de brigades, l’éventuelle intégration des sections de recherches au sein des services régionaux de police judiciaire, et nous en oublions.

 Au risque d’encourir les critiques sévères des porteurs de mauvaises nouvelles, nous allons tenter de tenir un tout autre langage. Non pas en affirmant que nous avons certainement raison, mais parce qu’il nous semble que nous devrions être plus objectifs  dans les appréciations qui sont portées sur la situation réelle de la gendarmerie. Est-elle  réellement en perte de vitesse sur tous les points de vue ?

 Certes, comme toutes les administrations dont on ne parle pas, ou dont on parle moins, la gendarmerie n’échappera pas à la loi et se trouve  dans l’obligation de réduire ses effectifs d’ici 2012 et de fonctionner en restreignant ses dépenses.  Certes la situation géographique de certaines brigades obligera sans doute de revoir leur utilité.  Mais les gendarmes ont-ils vraiment été laissés pour compte depuis quelques années ?

 Les dispositions du PAGRE n’ont-elles pas provoqué l’accession de nombreux sous officiers au corps des officiers ? Situation dont nous, les plus âgés n’avons pas bénéficié,  Une grille réglant maintenant les espoirs de carrière des sous-officiers  n’a-t-elle pas été créée qui fait que tout postulant s’il ne lui arrive pas d’aléa peut préjuger de son avenir ? Et avec cela n’a-t-on pas créé une nouvelle grille indiciaire  avec revalorisation des premiers niveaux ?

Demandons à la Direction Générale de la Gendarmerie. Nous serons surpris par le nombre  de plus en plus important d’officiers  présents dans la haute administration de l’Etat, marque de la considération dont l’arme fait l’objet. Renseignons nous encore et nous apprendrons, ce qui ne se dit pas, que les chefs de service à la DGGN   sont maintenant devenus des directeurs de l’administration, à égalité avec ceux d’autres administrations.

Nous avons personnellement  entendu Monsieur Hervé Morin, Ministre de la Défense   venu à Marseille pour inaugurer une caserne  alors qu’il rentrait d’Amérique où il avait rencontré le secrétaire à la Défense , dire que les Américains souhaitaient vivement que la France engage ses gendarmes en Afghanistan car c’est le seul pays au monde qui dispose d’une force capable  de former la police locale. N’est-ce pas la marque de la reconnaissance internationale ?  Et n’avons-nous pas des gendarmes qui ont marqué la réactivité de la France face aux évènements douloureux qui viennent de se produire en Haïti ?

Tout cela est du concret, du vérifiable, de l’acquis. Pourtant, rares sont ceux qui en parlent.

Certes, ce n’est pas pour autant que nous devons cesser d’être vigilants et attentifs. La suppression de brigades ou la dissolution d’escadrons nous inquiètent car ces mesures vont briser des espoirs, démolir des projets,  créer des difficultés nouvelles, transporter des familles dans des lieux ou à des moments que rien ne laissait présager jusqu’à il y a peu de temps. Malgré la bonne volonté du commandement dont nous ne doutons pas, il y aura forcément des déceptions, des crises ouvertes, peut être des carrières abrégées. D’autre part, rendre les mêmes services à la Nation avec des effectifs et des moyens moindres sera une véritable gageure pour nos amis gendarmes.

 Nous sommes là pour le dire  car Il est vrai que le statut militaire ne permet pas aux gendarmes de crier aussi fort que le font les syndicats de police. Mais au sein des organes de concertation, s’ils savent le faire, ils ont la possibilité, le droit et le devoir d’exposer et de défendre leur point de vue. Ils le feront sans doute et sauront convaincre. Nous le souhaitons vivement et  nous, s’ils nous confient leurs soucis, nous sommes aptes à leur servir de relais s’ils en sentent  le besoin.

 Chers Lecteurs, ceci n’est qu’un point de vue. Nous n’avons pas cherché à vous convaincre, mais simplement à mieux vous  éclairer

 Y serons  nous parvenus ?

Pierre VERDIER
 

Le président national, les membres du  conseil d’administration de w:st="on" ProductID="la F?d?ration Nationale"> w:st="on" ProductID="la F?d?ration">la Fédération Nationale des Retraités de w:st="on" ProductID="la Gendarmerie">la Gendarmerie et le comité de rédaction de la revue mensuelle « Avenir et Gendarmerie » attirent l’attention de leurs fidèles lecteurs et de leurs annonceurs sur le fait

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 Nous vous remercions de bien vouloir signaler à w:st="on" ProductID="la FNRG">la FNRG tout abus, toute  démarche jugé litigieuse qui pourraient porter préjudice aux intérêts ou à l’image  de notre association ou de la gendarmerie.


 

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