|
|
|
|
|
|
|
REMOUS
SUITE A LA DIFFUSION DE L'EMISSION FEDERATION NATIONALE
DES RETRAITES DE LA
GENDARMERIE Pierre Verdier N)……….. : 2010 /P.V Monsieur
Dominique ACHISPON Monsieur le Secrétaire Général, Fortuitement nous venons de prendre connaissance de la lettre que, selon l’Internet, vous auriez adressée à monsieur Michel Drucker au sujet de l’émission qu’il souhaite consacrer à cette Arme d’Elite qu’est la gendarmerie nationale. Si nous employons ce terme d’Arme d’Elite, ce n’est pas par forfanterie, mais parce qu’il est communément utilisé par la plus grande majorité des personnalités politiques ou les auteurs qui évoquent et honorent son histoire au cours des siècles et apprécient la qualité de ses personnels et des services qu’elle a rendus et rend encore à la nation. Nous sommes donc surpris que le projet de cette émission, parmi tant d’autres, jette le trouble dans vos rangs et vous conduise à aller jusqu’à étaler ce qui, selon vous, relativiserait l’importance, le rôle et la présence de la Gendarmerie Nationale au sein de notre pays. Pour cela vous citez des chiffres, des pourcentages, que nous ne contestons pas d’ailleurs car nous ne sommes pas enclins à engager des polémiques stériles et infantiles. .Nous nous posons seulement une question: Certains, dans la Police Nationale feraient-ils un complexe (supériorité ou infériorité ?) Il est une évidence indéniable, la gendarmerie est une vieille Dame. Elle fait depuis longtemps partie intégrante de la population française au sein de laquelle elle est incrustée. D’ailleurs la bataille que les maires des communes que nos brigades pourraient quitter ont engagée pour les conserver démontre bien la nécessité qu’ils ressentent de sa présence dans ces résidences. Mais la vieille Dame s’est modernisée. Elle dispose maintenant de services remarquables, tels le GIGN qui est mondialement connu pour avoir maîtrisé les situations les plus dangereuses et les plus exceptionnelles. Il exporte son savoir à l’étranger et a été, ou est encore, appelé effectivement à apporter son concours actif et réussi au bénéfice de nations amies. Elle s’est dotée de laboratoires prestigieux qui, malgré qu’ils soient récents font référence et leurs techniques sont souvent évoquées parce que novatrices et efficaces. Elle enregistre des succès importants dans de nombreux domaines en matière de police judiciaire. Mais nos gendarmes sont aussi à Kaboul où ils instruisent les futures forces de police locales et participent aux opérations. Ils sont aussi à Bagdad, ou en Bosnie et dans d’autres territoires dangereux s’il en est. Ceci veut sans doute dire que la Gendarmerie française copiée par d’autres nations, a toute sa place sur l’échiquier national et international. Il est donc juste qu’on rende l’hommage qu’il mérite à l’éventail de toutes ses spécialités. Il ne faut pas minimiser non plus le fait que par le statut militaire qui lui est définitivement reconnu par la récente loi elle est en mesure de devenir une force combattante qui peut évoluer d’une situation de paix vers une situation de crise aigüe, voire de conflit armé. Son aptitude à monter rapidement en puissance et à mettre en œuvre des armements lourds (mitrailleuses, mortiers, engins blindés des escadrons mixtes, et du Groupement blindé) en fait une force militaire de réserve gouvernementale importante. Ses effectifs peuvent être appelés, à prendre en compte la défense opérationnelle du territoire (D.O.T) face à une menace sérieuse, qu’elle soit interne ou externe, mission de sécurité et de confiance indéniable en période tourmentée. Ce n’est pas pour autant que ses personnels méprisent les différents services qui constituent la police nationale ou minimisent leur valeur. Au contraire, nous applaudissons lorsque nous avons connaissance de leurs succès. Et lorsque sur le terrain nous nous rencontrons c’est une confraternité de mission qui nous lie et nous fait collaborer car, en fait, nous recherchons un même but, être au service de nos concitoyens. Si un jour monsieur Michel Drucker souhaite présenter une émission pour rendre hommage aux services de la Police Nationale nous ne lui écrirons pas pour nous en plaindre ou lui guider quelque conduite que ce soit, cela ne correspond pas à nos habitudes Par contre nous serons sans doute les spectateurs attentifs de l’émission car nous y apprendrons peut-être certains aspects de vos services qui auraient pu nous échapper jusqu’alors Monsieur le secrétaire général, après votre
intervention il nous est apparu
nécessaire de vous faire part de ce qu’est, à notre humble avis, l’état d’esprit des militaires (actifs ou
retraités) de la Gendarmerie Nationale vis-à-vis de leurs camarades civils de la police. La gendarmerie, force militaire
au sein du ministère de l’Intérieur existe et elle existera encore longtemps
sans doute. Elle s’appliquera toujours à
chercher à évoluer pour être encore plus efficace mais ses personnels ne souhaitent
faire aucune comparaison avec d’autres services. Ils ont trop à
faire pour accomplir leurs très nombreuses missions. Monsieur le secrétaire général, en toute confraternité de services nous vous présentons l’expression de nos sentiments les meilleurs. Pierre VERDIER |
|
|
|
A PROPOS DE LA GARDE A VUE Nous ne voulons donner de leçon à personne, ni engager
quelque polémique stérile, pourtant nous ne pouvons nous empêcher d’intervenir
dans le débat En effet, en tant que vieux routiniers de la police judiciaire, nous sommes surpris en entendant de toutes parts que les décisions de mises en garde à vue ont atteint un chiffre considérable, à tel point qu’elles en seraient jugées abusives. Excusez nous de revenir en arrière. De notre temps la garde à vue existait déjà. Mais nous ne l’utilisions qu’exceptionnellement, c'est-à-dire lorsque des indices réels, graves et concordants paraissaient exister à l’encontre de la personne que nous devions entendre. Il ne s’agissait pas de simples présomptions. Mettre en garde à vue n’était pas une mesure prise par commodité, pour faciliter une enquête. Cette décision découlait d’une réalité résultant soit de témoignages concordants mettant la personne en cause, soit de preuves matérielles établies, soit enfin des aveux reçus par l’enquêteur. D’ailleurs il arrivait souvent que nos opérations débutaient
par une simple audition d’une personne considérée à priori comme témoin Celles qui n’avaient rien à se reprocher, même
si elles étaient parfois réticentes, finissaient presque toujours, sauf rares
exceptions, par fournir des éléments qui nous paraissaient suffisants pour
orienter les investigations. Dans les brigades rurales, nous nous portions le
plus souvent nous-mêmes vers ces témoins
et procédions à leur audition soit sur
leur lieu de travail, soit à leur domicile et nous avions rarement des
problèmes. Ce n’était que lorsque les preuves étaient suffisantes et établies
que nous conduisions dans nos bureaux
les auteurs ou les complices ou
tout au moins les mis en cause, en leur notifiant leurs droits et en
connaissant nos devoirs à leur égard. Les temps, les méthodes, les habitudes auraient-ils tellement changé que cette confiance s’évanouirait ? Sans vouloir revenir en arrière il nous semblerait bon que de temps à autre nos jeunes camarades policiers ou gendarmes puissent avoir connaissance de notre histoire pour s’en inspirer. Pierre VERDIER |
|
Si l’on en croit les
messages très nombreux qui nous parviennent, les questions répétées
que l’on nous pose, la reproduction des articles divers que l’on nous envoie, la situation actuelle
et future de la gendarmerie préoccupe la majorité de nos adhérents et de nos
lecteurs. Nous nous en réjouissons car cela
démontre bien l’indéfectible
esprit de famille qui règne dans nos rangs et l’amour que chacun de nous
nourrit encore pour cette Arme au sein
de laquelle nous avons servi avec tant de passion. Au risque d’encourir les critiques sévères des porteurs de mauvaises nouvelles, nous allons tenter de tenir un tout autre langage. Non pas en affirmant que nous avons certainement raison, mais parce qu’il nous semble que nous devrions être plus objectifs dans les appréciations qui sont portées sur la situation réelle de la gendarmerie. Est-elle réellement en perte de vitesse sur tous les points de vue ? Certes, comme toutes les administrations dont on ne parle pas, ou dont on parle moins, la gendarmerie n’échappera pas à la loi et se trouve dans l’obligation de réduire ses effectifs d’ici 2012 et de fonctionner en restreignant ses dépenses. Certes la situation géographique de certaines brigades obligera sans doute de revoir leur utilité. Mais les gendarmes ont-ils vraiment été laissés pour compte depuis quelques années ? Les dispositions du PAGRE n’ont-elles pas provoqué l’accession de nombreux sous officiers au corps des officiers ? Situation dont nous, les plus âgés n’avons pas bénéficié, Une grille réglant maintenant les espoirs de carrière des sous-officiers n’a-t-elle pas été créée qui fait que tout postulant s’il ne lui arrive pas d’aléa peut préjuger de son avenir ? Et avec cela n’a-t-on pas créé une nouvelle grille indiciaire avec revalorisation des premiers niveaux ? Demandons à la Direction Générale de la Gendarmerie. Nous serons surpris par le nombre de plus en plus important d’officiers présents dans la haute administration de l’Etat, marque de la considération dont l’arme fait l’objet. Renseignons nous encore et nous apprendrons, ce qui ne se dit pas, que les chefs de service à la DGGN sont maintenant devenus des directeurs de l’administration, à égalité avec ceux d’autres administrations. Nous avons personnellement entendu Monsieur Hervé Morin, Ministre de la Défense venu à Marseille pour inaugurer une caserne alors qu’il rentrait d’Amérique où il avait rencontré le secrétaire à la Défense , dire que les Américains souhaitaient vivement que la France engage ses gendarmes en Afghanistan car c’est le seul pays au monde qui dispose d’une force capable de former la police locale. N’est-ce pas la marque de la reconnaissance internationale ? Et n’avons-nous pas des gendarmes qui ont marqué la réactivité de la France face aux évènements douloureux qui viennent de se produire en Haïti ? Tout cela est du concret, du vérifiable, de l’acquis. Pourtant, rares sont ceux qui en parlent. Certes, ce n’est pas
pour autant que nous devons cesser d’être vigilants et attentifs. La
suppression de brigades ou la dissolution d’escadrons nous inquiètent car ces
mesures vont briser des espoirs, démolir des projets, créer des difficultés nouvelles, transporter
des familles dans des lieux ou à des moments que rien ne laissait présager
jusqu’à il y a peu de temps. Malgré la bonne volonté du commandement dont nous
ne doutons pas, il y aura forcément des déceptions, des crises ouvertes, peut
être des carrières abrégées. D’autre part, rendre les mêmes services à la Nation avec des effectifs
et des moyens moindres sera une véritable gageure pour nos amis gendarmes. Chers Lecteurs, ceci n’est qu’un point de vue. Nous n’avons pas cherché à vous convaincre, mais simplement à mieux vous éclairer Y serons nous parvenus ? Pierre VERDIER |
|
|
|
|
|
Le président national,
les membres du conseil d’administration
de w:st="on" ProductID="la F?d?ration Nationale">
w:st="on" ProductID="la F?d?ration">la Fédération
Nationale des Retraités de w:st="on"
ProductID="la Gendarmerie">la Gendarmerie et le comité de
rédaction de la revue mensuelle « Avenir et Gendarmerie » attirent l’attention
de leurs fidèles lecteurs et de leurs annonceurs sur le
fait
Nous vous remercions de bien vouloir signaler à w:st="on" ProductID="la FNRG">la FNRG tout abus, toute démarche jugé litigieuse qui pourraient porter préjudice aux intérêts ou à l’image de notre association ou de la gendarmerie. |
|
|
|
|
Votez pour la fnrg 13 au Weborama
Visiteurs depuis le 8 août 2002
![]()